Un des changements de réglementation les plus intéressants concerne le poids des pilotes de la catégorie LMP1.
Avant chaque course, tous les concurrents de la catégorie LMP1 doivent déclarer le poids minimum de chacun de leurs pilotes.
Si le poids moyen des pilotes est supérieur ou égal à 80 kg, rien ne se passe. Mais si cette valeur est inférieure, un lest correspondant à la différence entre le poids moyen et 80 kg doit être ajouté à la voiture.
Cette nouvelle donne aura une influence sur certains équipages, à commencer par celui de la Toyota TS 040 n°2. Avec sa taille de 1,86m, Alex Wurz est un des pilotes les plus lourds de la catégorie. Sur la balance, l’Autrichien affiche entre 78 et 80 kg.
« En étant plus lourd, j’ai évidemment un désavantage naturel. Mais pour l’équipage, ce sera désormais plus juste », déclare Wurz. « Au fil des années, c’était devenu de plus en plus handicapant, car les pneus – et donc la surface de contact au sol – sont de plus en plus petits. En passant d’un pilote A à un pilote B, c’est comme si on ajoutait un sac de sable de 20 kg. Pour aller aussi vite, il faut plus d’énergie… ou accepter d’être plus lent. Il n’y a pas d’autre solution ! L’ACO a mis le doigt sur un véritable problème en créant cette règle de poids moyen. C’est une bonne décision, qui découler des lois implacables de la physique. »
« Je pense que c’est bon pour le sport automobile d’une manière générale. La compétition doit rassembler et non pas exclure. La taille, le poids ou le pays d’origine ne devraient pas compter. Seul le talent doit entrer en ligne de compte, du karting à ce niveau de la compétition. »