Les 6 Heures de Barcelone présentées par Visit Qatar ont été marquées par une course particulièrement intense et de nombreux incidents dès le départ de l’avant-dernière manche de la saison 2026 du FIA WEC.
La course a débuté sur une piste humide, nécessitant plusieurs tours de formation supplémentaires avant le départ lancé. Le chaos s’est rapidement installé au premier virage : la Cadillac V-Series.R n°12 de Cadillac Hertz Team JOTA, pilotée par Will Stevens, est entrée en contact avec l’Alpine n°35 de Ferdinand Habsburg, envoyant l’Hypercar française dans les graviers. La Cadillac a écopé d’une pénalité de 10 secondes.
Juste avant cet incident, Daniel Juncadella avait dépassé avec audace son coéquipier chez Genesis Magma Racing et poleman, André Lotterer, pour prendre la tête au premier virage. Mais l’Espagnol est parti à la faute quelques virages plus loin, au virage 5, et a chuté en queue de peloton, laissant Sébastien Buemi prendre la tête au volant de la Toyota TR010 Hybrid n°8 de TOYOTA RACING.
La première des deux interventions de la voiture de sécurité a été déclenchée à la suite d’un nouvel accrochage au premier virage. La Lexus n°78 d’Akkodis ASP Team, pilotée par Hadrien David, a été percutée par la Porsche n°91 de Manthey DK Engineering de James Cottingham. Cet incident faisait suite à une réaction en chaîne provoquée par un tête-à-queue de Stefano Gattuso, au volant de la Ford Mustang n°88 de Proton Competition, après un contact avec la Mercedes-AMG n°61 d’Iron Lynx pilotée par Martin Berry.
À la reprise, Buemi a réussi à creuser un léger écart sur ses poursuivants, tout en devant composer avec une pénalité de cinq secondes pour une infraction au départ, à purger lors d’un prochain arrêt au stand.
Les batailles se sont intensifiées avec le retour de la pluie sur le Circuit de Barcelona-Catalunya, rendant les conditions de piste encore plus délicates.
Une deuxième intervention de la voiture de sécurité a été nécessaire après 30 minutes de course, lorsque Harry Tincknell a perdu le contrôle de l’Aston Martin Valkyrie n°007 d’Aston Martin THOR Team dans les graviers du virage 5, avant de heurter les barrières de pneus.
Cette neutralisation a entraîné de nombreux arrêts au stand. La BMW n°20 de René Rast en a été la principale bénéficiaire : ravitaillée avec une quantité de carburant réduite, elle est remontée en deuxième position.
La joie du constructeur bavarois a toutefois été de courte durée. La M Hybrid V8 a rencontré un problème technique nécessitant un long arrêt au stand, la reléguant en queue de la catégorie Hypercar.
Alors que Buemi maîtrisait la course en tête, son coéquipier Nyck de Vries a effectué une belle remontée au volant de la deuxième Toyota, permettant au constructeur japonais de réaliser un doublé pendant la majeure partie de la deuxième heure.
Le Néerlandais a rejoint son coéquipier suisse juste avant la deuxième série d’arrêts programmés, sans toutefois parvenir à dépasser la Toyota n°8.
La Ferrari 499P n°50 d’AF Corse, pilotée par le héros local Miguel Molina, occupait la troisième place. Derrière elle, une lutte intense opposait la Cadillac n°12 de Stevens, la Ferrari n°83 d’AF Corse de Phil Hanson, l’Alpine n°36 de Jules Gounon, la Ferrari n°51 de James Calado et la Peugeot n°93 de Paul Di Resta.
Avec une piste qui séchait progressivement, les équipes ont dû surveiller de près l’évolution des conditions et évaluer le moment opportun pour passer aux pneus slicks Michelin à l’approche de la troisième heure.
À l’issue des arrêts, la Toyota n°7, désormais pilotée par Mike Conway, a brièvement pris la tête avant de la céder à la n°8 de Brendon Hartley. Les deux voitures ont échangé leurs positions dans la ligne droite de départ-arrivée.
À l’approche de la troisième heure, la BMW n°20 de René Rast, engagée dans une stratégie décalée et en pleine remontée, occupait provisoirement la troisième place, devant les deux Ferrari officielles, quatrième et cinquième, et l’Alpine n°36, sixième.
Les deux Genesis GMR-001 ont connu un début de course difficile. Plusieurs sorties de piste ont relégué le constructeur coréen aux 10e et 16e places, respectivement avec les n°19 et n°17.
LMGT3
Yasser Shahin a été l’homme fort des deux premières heures de course à Barcelone, menant la majorité des tours au volant de la Porsche n°92 de The Bend Manthey.
L’Australien a creusé un écart de 10 secondes sur ses poursuivants, engagés dans une lutte entre plusieurs constructeurs. La Corvette n°33 de TF Sport, en lice pour le titre, occupait initialement la deuxième place. Ben Keating a réussi à se maintenir dans la bataille après une première sortie de piste, face à la Ford Mustang n°77 de Proton Competition pilotée par Eric Powell.
Salih Yoluç a toutefois dépassé les deux concurrents au volant de la Corvette de Racing Team Turkey by TF pour s’emparer de la deuxième place.
Les deuxièmes arrêts programmés ont eu lieu juste avant le début de la troisième heure. Yasser Shahin a cédé sa place à Riccardo Pera, qui est ressorti des stands en tête avec une avance de 15 secondes.
Peter Dempsey a pris le relais de Yoluç pour consolider la deuxième place, devant la Mustang n°77, désormais pilotée par Sebastian Priaulx.
Les quatrième et cinquième places étaient occupées par les deux BMW M4 de Team WRT. Sean Gelael et Parker Thompson évoluaient à faible distance l’un de l’autre, même si l’Indonésien a dû purger une pénalité de cinq secondes à la suite d’un contact impliquant son coéquipier Darren Leung.
La Mercedes-AMG n°61 d’Iron Lynx, pilotée par Rui Andrade, occupait la sixième place alors que la piste séchait.
Deux voitures ont subi des retards importants : la Porsche n°91 de Manthey DK Engineering a perdu cinq tours en raison d’un problème technique nécessitant un long arrêt au stand. La Ferrari n°54 de VISTA AF Corse a quant à elle perdu du temps avant même le départ, après un tête-à-queue de Thomas Flohr, suivi d’un passage aux stands pour des vérifications de précaution.
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