Toyota Racing s’est imposé sur ses terres du Fuji Speedway pour la première fois depuis 2023. En remportant les 6 Heures de Fuji, sixième manche du FIA WEC, la TR010 HYBRID n°8 décroche son deuxième succès cette saison et conforte l’avance du constructeur japonais en tête du Championnat.
La Toyota TR010 HYBRID a rejoint ses glorieuses devancières du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA (FIA WEC), la TS030, la TS040, la TS050 et la GR010, en remportant les 6 Heures de Fuji dès sa première participation. Devant 72 326 spectateurs, le constructeur japonais a renoué avec sa légende en s’imposant à domicile pour la première fois depuis 2023.
Déjà vainqueurs de la manche inaugurale des 6 Heures d’Imola, Brendon Hartley, Sébastien Buemi et Ryō Hirakawa ont offert à la Toyota n°8, partie du 8e rang ce dimanche, sa deuxième victoire de la saison. Et bien malin qui pouvait le deviner au vu du scénario insensé de cette course !
Parties de la première ligne, les Alpine A424 n°36 et 35 conservaient leur avantage sur la Genesis GMR-001 Magma Racing n°19 après le premier virage. Le trio de tête restait inchangé après la première intervention du Safety Car, avec Jules Gounon en tête devant Ferdinand Habsburg et Daniel Juncadella.
Alors que les Bleus récitaient leur partition à la perfection, leurs concurrents connaissaient des fortunes diverses dans ce premier relais. Nyck de Vries devait s’arrêter dès le 13e tour pour une crevaison au pneu avant gauche de sa Toyota TR010 HYBRID n°7, reléguée en queue de peloton et désormais décalée en stratégie. La Cadillac V-Series. R Hertz Team JOTA n°38 partait en tête-à-queue au virage 15, des suites d’une mésentente avec la Mercedes AMG Iron Lynx n°79 de Johannes Zelger.
À l’inverse, Aston Martin THOR Team plaçait ses deux Valkyries dans les cinq premières places, tandis que René Rast, qui fermait la marche sur la grille de départ, gagnait huit places en seulement une heure de course avec la BMW M Hybrid V8 Team WRT n°20 ! L’Aston Martin n°007 réussissait ensuite à s’intercaler entre les Alpine de tête, en choisissant de ne pas changer ses pneumatiques lors de son premier passage aux stands.
Un choix qui s’avérait de prime abord payant, dans la mesure où les positions étaient ensuite figées derrière la Safety Car, suite à la sortie de piste de l’Aston Martin Vantage Heart of Racing n°23. Néanmoins, Ferdinand Habsburg ne s’en laissait pas conter et dépassait Harry Tincknell pour replacer l’Alpine n°35, vainqueure de la précédente édition des 6 Heures de Fuji, dans le sillage de l’A424 sœur n°36.
Au cap du tiers de la course, Alpine continuait de donner la mesure, Victor Martins reléguant Ferdinand Habsburg à 4 secondes de la tête. L’Autrichien gardait lui aussi ses distances avec Harry Tincknell, confirmant ainsi la forme au sommet de l’A424 au pied du Mont Fuji. Loin derrière les Bleus, la lutte faisait rage pour les places d’honneur, à l’image de cette intense lutte à trois, pour la quatrième place, opposant la Toyota n°8, l’Aston Martin n°009 et la Cadillac n°38.
Sur une piste déclarée humide par la direction de course, le leader Victor Martins luttait pour garder ses pneus en température. Sans se défendre outre mesure, le Français cédait la première place à Ferdinand Habsburg. Ce dernier, auteur d’un triple relais époustouflant avec l’Alpine n°35, débutait la deuxième moitié des 6 Heures de Fuji avec un matelas de cinq secondes.
Mais cette avance était réduite à néant en raison d’un lent changement de pneus sur la monture désormais confiée à Charles Milesi. L’Aston Martin n°007 et l’Alpine n°36, qui avaient anticipé leur arrêt, en profitaient pour rétrograder la n°35 au troisième rang. Mais la joie de la firme de Gaydon était de courte durée, Tom Gamble écopant d’un drive-through de pénalité, permettant à Alpine de verrouiller à nouveau le haut du classement.
Si Jules Gounon et Charles Milesi s’attendaient à une promenade de santé jusqu’à l’arrivée, ils en étaient pour leurs frais. La Ferrari 499P AF Corse n°50 tombait en panne dans le troisième secteur, avec Miguel Molina à son volant. L’évacuation de l’Hypercar transalpine impliquait une nouvelle intervention du Safety Car, et donc le resserrement des écarts.
La reprise des débats n’était pourtant qu’une formalité pour Martins, remarquablement rapide et à l’aise dans la gestion du trafic. Mais dans la dernière heure de course, tout était à refaire pour Alpine suite à la quatrième intervention du Safety Car, consécutive à l’impressionnante collision entre l’Aston Martin Vantage Heart of Racing n°27 et la McLaren 720S Garage 59 n°58 de Finn Gehrsitz.
La dernière salve d’arrêts aux stands voyait Alpine perdre les deux premières places, au profit de la Toyota n°8 et de la BMW M Hybrid V8 Team WRT n°15. Et pour ajouter encore plus de piment à la dernière demi-heure de course, la pluie était de retour sur les contreforts du Mont Fuji.
Victor Martins se lançait alors dans une remontée finale homérique, dépassant coup sur coup Marco Sørensen (Aston Martin n°009), Milesi et Dries Vanthoor (BMW n°15) pour contester à Ryo Hirakawa et Toyota une première victoire à domicile depuis 2023. Mais le pilote japonais, mis sur orbite par la parfaite lecture de course et exécution stratégique de Toyota, résistait héroïquement à l’Alpine, finalement devancée de 591 millièmes de seconde.
Alors qu’un doublé semblait à portée, Alpine doit se contenter des 2e et 4e places, améliorant en l’état son meilleur résultat d’ensemble acquis trois semaines plus tôt à Lone Star Le Mans. Après une manche américaine en-deçà de ses attentes, BMW retrouve le podium.
Mais le grand vainqueur du jour était évidemment Toyota. La firme d’Aichi portait désormais son avance à 23 points sur BMW en tête du classement des Constructeurs Hypercar. Quant au classement des Pilotes, il est désormais dominé par Hartley, Hirakawa et Buemi, le seul trio à compter plusieurs victoires cette saison.
Les résultats complets de la course sont à retrouver ICI.
La 7e et avant-dernière manche du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA (FIA WEC), se déroulera en Espagne, à l’occasion des 6 Heures de Barcelone, du vendredi 16 au dimanche 18 octobre.
Tout le FIA WEC. Toutes les plus grandes batailles de l'endurance. Regardez le direct et les programmes à la demande sur FIAWEC+, la plateforme de streaming officielle du Championnat du Monde d'Endurance de la FIA. Où que vous soyez et quand vous le souhaitez, y compris les légendaires 24 Heures du Mans. Suivez le FIA WEC en direct avec FIAWEC+.