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Da Costa : au Brésil, Alpine « pouvait se battre pour le podium »

Même si l’équipe Alpine Endurance a quitté le Brésil quasiment les mains vides et déçue après une performance qui lui aurait permis de viser le podium au début du mois lors des 6 Heures Rolex de São Paulo, António Félix da Costa insiste sur le fait qu’il y a « plein de points positifs à retenir de ce week-end ».

Da Costa : au Brésil, Alpine « pouvait se battre pour le podium »
@crédit : DPPI
31/07/2026

Dès le début en Amérique du Sud, le constructeur français était dans le coup, avec Victor Martins, nouveau venu en Championnat du Monde d’Endurance de la FIA, qui a révélé le potentiel de l’A424 lors de la dernière séance d’essais libres sur l’emblématique Autódromo José Carlos Pace, en se hissant en tête de la feuille de temps parmi les 17 équipages de la catégorie Hypercar.

Sélectionné pour participer aux qualifications pour la première fois, le Français a décroché une excellente troisième place sur la grille de départ, suivi de près par son compatriote et équipier Charles Milesi en cinquième position. Tous deux pointaient à seulement 0,127 seconde de la pole position, offrant aux ‘Bleus’ leur première séance d’Hyperpole au Brésil. 

Au volant de l’Alpine n°36, le lendemain pour le départ Frédéric Makowiecki, a cependant souffert d’une usure inattendue des pneus nécessitant un deuxième arrêt au stand prématuré, un retard aggravé par une pénalité de cinq secondes pour un incident, suivie d’une crevaison à l’avant gauche. 

Après le relais de Martins en milieu de course, Jules Gounon a pris le volant pour les deux dernières heures, en étant contraint de baisser le rythme pour éviter un ravitaillement de dernière minute, ce qui a rejeté l’équipage à la 11e place, juste hors des points. 

Dans l’Alpine jumelle, Ferdinand Habsburg a perdu six places dès le premier tour, ce qui a poussé Les Bleus à adapter la stratégie de la n°35. En tête, l’Autrichien en tête a cédé le relais à da Costa qui a poursuivi sur la lancée, livrant à un duel intense avec le futur vainqueur de la course, Raffaele Marciello.

Milesi a ensuite maintenu la voiture dans la course au podium, et la bataille Alpine-BMW a repris à 45 minutes de l’arrivée, quand le Français a habilement dépassé Dries Vanthoor alors que les deux pilotes slalomaient entre les LMGT3.

Cependant, peu après, une crevaison a contraint l’équipage à un dernier arrêt au stand non-programmé, ce qui a fait perdre du terrain à l’A424 n°35 et relégué Milesi, da Costa et Habsburg à la dixième place, juste devant leurs équipiers. 

« Le point positif, c’est qu’on avait le rythme pour se battre en tête tout au long de la course », a déclaré Habsburg. « Nos performances au fil des relais ont en fait été une bonne surprise par rapport à l’année dernière, et c’était génial de voir les progrès qu’on a faits. J’étais déçu de mon départ, car j’ai commis un peu trop d’erreurs, mais une fois que j’ai pu rouler sans encombre, j’ai pu tirer le meilleur parti de la voiture. C’est dommage que nos espoirs aient été anéantis par cette crevaison, car on aurait aimé voir notre stratégie se dérouler jusqu’au drapeau à damiers. »

« C’était décevant vu notre potentiel, car on avait le rythme pour se battre pour le podium », a reconnu da Costa. « Après un départ difficile, on a décidé d’adopter une approche stratégique différente, et c’était un pari qui aurait pu payer.  Il nous fallait juste un peu de chance pour aller jusqu’au bout, mais la crevaison a finalement mis fin à nos chances. Malgré tout, on peut retenir plein de points positifs de ce week-end. Notre capacité à réagir en équipe et à prendre des décisions stratégiques était encourageante, et on va mettre ces enseignements à profit. » 

« C’était une course difficile », a renchéri Milesi, « et la chance n’était pas de notre côté à la fin. On a aussi eu quelques problèmes avec les freins. À certains moments, on a montré qu’on avait le potentiel pour se battre pour un bon résultat, mais il nous manquait encore la régularité nécessaire pour être régulièrement dans le peloton de tête. On va continuer à bosser dur et voir ce que le reste de la saison nous réserve. » 

La saison reprendra au Circuit des Amériques d’Austin, au Texas, du 4 au 6 septembre, après la trêve estivale annuelle du FIA WEC. Bien que naturellement frustrée par le résultat à Interlagos, la direction de l’équipe Alpine n’a pas tardé à souligner les progrès réalisés, que l’équipe cherchera à mettre à profit lors des quatre manches restantes. 

« On n’a pas réussi à exploiter tout notre potentiel, même si le rythme affiché par l’A424 était suffisamment bon pour viser un bien meilleur résultat », a déclaré le directeur sportif, Nicolas Lapierre. « Les crevaisons n’ont pas aidé notre stratégie non plus et nous ont empêchés de nous battre jusqu’au bout. Mais on doit quand même retenir les points positifs surtout les performances de la voiture sur un circuit où on avait galéré l’année dernière, et continuer à aller de l’avant pour rebondir à Austin. »

« Ça n’a pas été une journée facile, même si on a montré un bon rythme dès le départ », a ajouté le chef d’équipe, Philippe Sinault. « La n°36 a souffert d’une dégradation des pneus dès le deuxième relais, alors on a décidé d’ajuster notre stratégie en la faisant rentrer plus tôt pour récupérer des performances. Ça a porté ses fruits avec des temps au tour très compétitifs, mais malheureusement, la crevaison de Victor a mis fin à nos espoirs d’un bon résultat. Quant à la n°35, le début de course a été plus difficile, notamment à cause du trafic. On a pris un risque stratégique qui nous a permis de revenir dans la lutte en tête, mais une crevaison dans la dernière heure a anéanti les ambitions de l’équipage.  C’était décevant de quitter le Brésil avec ce résultat, car le potentiel de l’A424 était clairement là et les classements ne reflétaient pas notre niveau de performance. On doit analyser tous les facteurs pour pouvoir continuer à s’améliorer dans tous les domaines. On a montré qu’on était dans le coup, et on va continuer à bosser dur pour revenir plus forts à Austin. »

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