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Rendez-vous manqué pour Toyota au COTA : la frustration d'une victoire envolée

À dix minutes du terme du Lone Star Le Mans, le scénario semblait idéal pour Toyota Racing. En passe de signer un succès retentissant et d'assommer la concurrence dans la course au titre mondial FIA WEC, le constructeur japonais a vu ses espoirs s'effondrer in extremis au Circuit des Amériques.

Rendez-vous manqué pour Toyota au COTA : la frustration d'une victoire envolée
@crédit : DPPI
11/09/2026

Élancées respectivement depuis les septièmes et neuvièmes places sur la grille d'Austin, les deux GR010 Hybrid ont orchestré une remontée méthodique en déclinant des stratégies décalées tout au long des six heures de course.

À la faveur d'une neutralisation à mi-parcours, Nyck de Vries a déchaîné la n° 7. Dans un relais incisif, le Néerlandais s'est défait tour à tour de George Gamble (Aston Martin), d'António Félix da Costa (Alpine) puis d'Earl Bamber (Cadillac) après un duel musclé, s'emparant des commandes de la course.

Relancé pour le sprint final aux côtés de Kamui Kobayashi et Mike Conway, de Vries enchaînait les chronos de référence lorsqu'une avarie hydraulique a privé sa monture de direction assistée. Un abandon cruel à quelques tous seulement d'une deuxième victoire cette saison.

« Évidemment, ça a été une fin très triste pour une super journée », a déclaré de Vries, déçu. « On a vraiment tout donné et l’équipe a super bien bossé. On avait une super voiture, avec un bon rythme, et on était en position idéale à l’approche des dernières minutes. Malheureusement, c’est un sport technique et ça nous a joué des tours cette fois-ci. »

« C’était vraiment dommage », a renchéri Kobayashi. « On avait été performants tout au long de la course. Pendant près de six heures, on a fait une superbe course, mais quand tu perds le système hydraulique, tu ne peux rien y faire. C’était une belle occasion pour nous de marquer beaucoup de points, donc c’est dur à accepter, mais c’est ça, les courses d’endurance. On doit en tirer les leçons et s’améliorer pour revenir plus forts lors de notre course à domicile. »

Mince consolation pour l'équipage de la n° 7 : leurs rivaux directs pour le titre, René Rast et Robin Frijns (BMW), sont également rentrés bredouilles du Texas. Les deux trios restent donc dos à dos en tête du championnat Pilotes alors qu'il reste trois rendez-vous au calendrier.

Le commando Buemi sauve les meubles au championnat

Au classement des Constructeurs, la firme nippone est tout de même parvenue à porter son avance sur BMW de cinq à neuf unités avant de s'envoler pour Fuji (25-27 septembre). Un bol d'air comptable que l'équipe doit en grande partie au numéro d'équilibriste de Sébastien Buemi en fin de course.

La GR010 Hybrid n° 8 avait pourtant vu sa stratégie compromise. Après un premier arrêt décalé permettant à Buemi de signer des tours rapides en piste dégagée pour prendre la tête, Brendon Hartley a concédé de précieuses secondes dans le trafic face à la Ferrari n° 50 (future victorieuse). Ryō Hirakawa subissait ensuite un drive-through pour excès de vitesse dans les stands alors qu'il visait le podium.

Le coup de grâce semblait porté lors d'une voiture de sécurité virtuelle tombée au pire moment, juste après un passage au stand sous drapeau vert, reléguant la n°8 au 14e rang. C'était sans compter sur la hargne du pilote suisse : au terme d'une charge d'anthologie, Buemi a arraché la sixième place sous le drapeau à damier, maintenant le trio de la n°8 à seulement 11 points des leaders du classement général.

« Ça a été une fin de course brutale pour l’équipe », a reconnu Hartley. « On avait clairement le rythme pour placing deux voitures sur le podium, donc ça fait mal de laisser filer ça. Seb a fait un super dernier relais pour ramener notre voiture en sixième position, mais je suis énormément déçu pour l’équipe que la voiture n°7 ait eu ce problème alors qu’elle était en position dominante pour remporter la victoire. »

« C’était une journée vraiment triste pour nous parce qu’on avait la vitesse », a renchéri la star suisse, Buemi. « On a fait de notre mieux à la fin et on a récupéré quelques points, mais c’est vraiment une grosse occasion manquée. Le point positif, c’est que la voiture était très rapide, mais c’est toujours frustrant de perdre un bon résultat comme ça. On va bosser dur et, avec un peu de chance, on fera une meilleure course à Fuji. »

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