Lone Star Le Mans
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Ferrari remporte Lone Star Le Mans au finish

La Ferrari 499P AF Corse n°50 a remporté Lone Star Le Mans, cinquième manche du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA (FIA WEC). Le constructeur italien s’impose pour la première fois de la saison au terme d’une course à rebondissements.

Ferrari remporte Lone Star Le Mans au finish
@crédit : DPPI
07/09/2026

Sur les terres du Lone Star State, Ferrari pouvait décidément compter sur sa bonne étoile. En conclusion d’un meeting qui aura attiré 69 204 spectateurs au Circuit des Amériques (COTA) d’Austin, la Ferrari 499P AF Corse n°50 du trio Miguel Molina - Antonio Fuoco - Nicklas Nielsen s’impose pour la première fois de la saison, au terme d’une course qui semblait promise à la Toyota TR010 HYBRID n°7.

La cinquième manche du Championnat débutait avec une invitée surprise : la pluie ! Une cellule orageuse survolait l’ouest du COTA avant le départ et, à l’ouverture des cieux, seul le premier secteur était épargné par les flots. Sur une piste séchante, les hostilités étaient lancées avec la Ferrari n°51 d’Antonio Giovinazzi tenant en respect la Cadillac V-Series R. Hertz Team Jota n°38 de Jack Aitken pour conserver le bénéfice de sa pole position acquise la veille. 

Partie de la 5e place, la Ferrari n°50 de Miguel Molina piégeait l’Alpine A424 n°35 de Ferdinand Habsburg dans la montée vers Big Red. Au 11e tour, André Lotterer entrait ensuite en collision avec l’Espagnol au virage 12. L’Allemand partait en tête-à-queue, puis en queue de peloton, avec la Genesis Magma Racing GMR-001 n°17.

A l’autre bout du classement, Giovinazzi profitait de plusieurs régimes de Full Course Yellow pour se dépêtrer du trafic, et porter son avance sur Aitken à moins de cinq secondes au début de la deuxième heure de course. La densité du peloton Hypercar poussait plusieurs équipes à anticiper le premier passage aux stands d’un de leurs pilotes, pour s’extirper du trafic et profiter d’un air propre.

Norman Nato (Cadillac n°12), Sébastien Buemi (Toyota Racing TR010 HYBRID n°7) et Miguel Molina se décalaient ainsi en termes de stratégie, tant en consommation qu’en pneumatiques, par rapport aux leaders. L’Espagnol héritait donc provisoirement des commandes de la catégorie Hypercar devant le vétéran suisse.

Logiquement, la Ferrari n°51 et la Cadillac n°38 récupéraient ensuite les deux premières places dans la deuxième heure de Lone Star Le Mans. Giovinazzi imposait alors un rythme soutenu. Au cap du tiers de la course, le poleman italien possédait jusqu’à 20 secondes d’avance sur la Cadillac n°38 de Sébastien Bourdais ! La Toyota n°7 de Kamui Kobayashi complétait le podium provisoire.

Mais les efforts de Giovinazzi semblaient réduits à néant. En conclusion de son double relais, le Champion du monde en titre laissait le volant de la n°51 à James Calado. Mais la Ferrari, victime d’un problème électrique, restait longtemps immobilisée dans les stands, avant d’en ressortir… au 10e rang ! Et Lone Star Le Mans n’en était pas à son dernier rebondissement.

À 3 heures et 13 minutes du drapeau à damier, la direction de course déclenchait le régime de Virtual Safety Car pour déblayer des débris en piste. La neutralisation permettait à toutes les Hypercars de se resituer dans la même fenêtre stratégique, au grand dam des pilotes ayant opté pour une stratégie décalée en début d’épreuve, car ils venaient de perdre leur avantage en termes de position en piste.

À l’inverse, la situation profitait à Alpine, avec deux A424 en embuscade pour décrocher un premier podium cette saison. Et comme pour ajouter un peu de piment aux événements, la pluie était de retour dans le ciel texan !

Dans le baquet de la Cadillac n°38, Earl Bamber relançait les débats en maintenant Antonio Félix da Costa et Tom Gamble fermement dans ses rétroviseurs. Nyck de Vries démontrait alors toute l’étendue de son talent, avec deux dépassements autoritaires sur l’Aston Martin Valkyrie THOR Team n°007 puis sur l’Alpine n°35, avant de s’attaquer à la Cadillac n°38.

Au 105e tour, le Néerlandais s’adjugeait les commandes de Lone Star Le Mans à la faveur d’un freinage tardif tout en maîtrise avant Big Red. La Toyota n°7 imprimait un rythme avionique, permettant à Nyck de Vries de signer le meilleur tour en course, en 1’53’’977, et de creuser l’écart en tête.

Son coéquipier Kamui Kobayashi entamait le dernier tiers de Lone Star Le Mans avec un écart minime sur Victor Martins et Ryo Hirakawa, l’Alpine n°36 et la Toyota n°8 ayant opté pour un ravitaillement plus court que leurs rivales. Malheureusement pour le constructeur japonais, la n°8 écopait d’un drive-through pour vitesse excessive dans les stands, perdant tout espoir de première victoire cette saison.

Le suspense restait total à Austin, et la dernière heure promettait un inoubliable rodéo ! L’immobilisation de la Lexus RC F Akkodis ASP n°78 nécessitait la deuxième intervention de la Safety Car, réduisant les écarts à néant en vue d’un sprint final, sans économie d’énergie.

Lors de la relance, les huit constructeurs engagés dans la catégorie Hypercar - Toyota, Alpine, Ferrari, Genesis, Cadillac, Aston Martin, BMW et Peugeot - occupaient les huit premières places ! De retour au volant, Nyck de Vries extrayait le plein potentiel de sa Toyota n°7, améliorant son record personnel du meilleur tour en course (1’53’’674), pour se mettre à l’abri de l’Alpine n°35 de Charles Milesi.

Pris au piège du trafic, le Français perdait sa deuxième place au bénéfice de Nicklas Nielsen et de la Ferrari n°50. Mais, à seulement 12 minutes du drapeau à damier, le ciel tombait sur la tête de Nyck de Vries. Le leader néerlandais était victime d’une si cruelle panne hydraulique, prolongeant la disette de victoire du constructeur japonais au Texas.

Nielsen ne se faisait pas prier pour filer vers la victoire, la première pour Ferrari en FIA WEC depuis les 24 Heures du Mans 2025, et la première pour la 499P n°50 depuis les 1812 km du Qatar cette année-ci. Le Danois coupait la ligne d’arrivée avec 4’’471 sur la Cadillac n°38.

L’Alpine n°35 devait en effet se contenter de la 3e place après avoir été sanctionnée d’une pénalité de cinq secondes. La marque au A fléché signait tout de même son premier podium de la saison et un excellent résultat d’ensemble avec la 5e place de la n°36.

Au classement des Constructeurs Hypercar, Toyota compte désormais neuf points d’avance sur BMW. Fort de sa première victoire cette année, Ferrari reste plus que jamais dans la course au titre, avec seulement 26 unités de retard sur Toyota. Statu quo au classement Pilotes, René Rast, Robin Frijns et l’équipage de la Toyota n°7 n’ayant pas empoché le moindre point à Austin.

Triomphe à domicile pour Heart of Racing

L’Aston Martin Vantage n°27 offre à l’équipe américaine Heart of Racing un succès autoritaire sur ses terres. L’alliance américano-britannique signe même un double podium et se relance dans la course au titre.

Deux ans après sa dernière victoire en FIA WEC, déjà à Lone Star Le Mans, Aston Martin Heart of Racing s’est rappelé au bon souvenir de la catégorie LMGT3 en remportant la manche nord-américaine du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA. L’équipage composé d’Ian James, Zacharie Robichon et Mattia Drudi offre à l’équipe américaine un succès mérité, et prolongé par la belle troisième place de la Vantage sœur n°23.

Les premières escarmouches dans la catégorie LMGT3 ébranlaient l’ordre établi lors de l’Hyperpole du samedi. Les Aston Martin n°23 et 27 étaient dépossédées des deux premières places par les deux Ford Mustang Proton Competition n°77 et 88, pour le plus grand plaisir des fans de l’Ovale Bleu !

Malheureusement pour la firme de Dearborn, l’hégémonie des Pony Cars tournait court. Eric Powell cédait les commandes en écopant d’un drive-through de pénalité. Stefano Gattuso devait, lui, ramener la Ford n°88 au garage pour de longues réparations après un contact avec la Corvette Z06 Racing Team Turkey by TF n°34 de Salih Yoluc.

Les aléas de la course n’épargnaient pas non plus les leaders au classement des Équipes LMGT3. En effet, la Corvette TF Sport n°33 dégringolait dans la hiérarchie à la suite d’une collision avec la Ferrari 296 Vista AF Corse n°54 de Thomas Flohr. Parti troisième, James Cottingham tirait son épingle du jeu pour placer la Porsche 911 Manthey DK Engineering n°91 en tête.

Le Britannique était néanmoins mis sous pression par la Mercedes AMG Iron Lynx n°61 de Rui Andrade. Hélas, pour la marque à l’étoile, le pilote angolais était jugé coupable d’un accrochage avec la McLaren 720S Garage 59 n°10 d’Antares Au. Les différentes stratégies des équipes, en termes de consommation et de temps de conduite du pilote Bronze, voyaient les Aston Martin revenir aux avant-postes.

Zacharie Robichon donnait désormais l’allure avec la Vantage n°27. Auteur de la pole la veille, Eduardo Barrichello dépassait la Mercedes n°61 de Martin Berry pour s'emparer de la 3e place de la catégorie LMGT3. L’intervention de la Safety Car remettait les compteurs, et les écarts, à zéro.

Ayhancan Güven prenait le meilleur à la relance sur Robichon, mais le Turc devait ensuite céder face à la Mercedes n°61 de Maxime Martin. La Porsche n°91 écopait en plus d’une pénalité de cinq secondes pour avoir profité d’une excursion hors piste. Devant son public, l’équipe américaine Heart of Racing brillait par son exécution dans les stands, dans l’avant-dernière heure de course, en permettant à Mattia Drudi de retrouver les commandes de la catégorie LMGT3 au volant de l’Aston Martin n°27.

Un drive-through de pénalité infligé à la n°61, alors deuxième, n’offrait qu’un faible répit pour la Vantage de tête, Drudi devant réduire l’allure sous régime de Safety Car à l’amorce de la dernière heure. L’Italien, poleman aux 24 Heures du Mans, gérait parfaitement la relance pour filer vers la victoire. Drudi s’imposait avec 5’’007 d’avance sur la Porsche n°91 de Güven. Eduardo Barrichello résistait au retour de la Ferrari n°21 d’Alessio Rovera pour placer la deuxième Vantage sur le podium. 

Malgré avoir fini bredouille ce dimanche, TF Sport reste en tête du classement des Équipes LMGT3. Mais la concurrence se fait de plus en plus pressante. Seuls 22 points séparent la Corvette n°33 de la Ferrari n°21.

Les résultats complets de la course sont à retrouver ICI.

La 6e manche du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA (FIA WEC) se déroulera au Japon, à l’occasion des 6 Heures de Fuji, du vendredi 25 au dimanche 27 septembre.

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