Ford Racing a qualifié le premier essai complet de sa toute nouvelle Hypercar de « moment fort » et de « début très positif », alors que la légende américaine s'engage dans un périple qui, espère-t-elle, la mènera un jour au titre suprême en Championnat du Monde d'Endurance de la FIA.
En rejoignant la catégorie Hypercar du FIA WEC, la marque de Dearborn, déjà présente en catégorie GT, effectuera l'an prochain son grand retour au sommet de l'endurance, près de soixante ans après sa dernière apparition.
Afin d'intensifier sa préparation en vue de ce début très attendu, le constructeur basé au Michigan a mené à bien ses premiers essais complets avec son prototype, dont le nom n'a pas encore été dévoilé, après avoir conclu un déverminage approfondi et trois jours de roulage sur le circuit Paul Ricard, dans le sud de la France.
« Voir notre Hypercar prendre la piste pour la première fois a été un grand moment pour l'équipe », a commenté Mark Rushbrook, directeur mondial de Ford Racing. « Ce n'est que la première étape d'un parcours de développement long et exigeant, mais chaque kilomètre accompli avec cette voiture nous rapproche du Mans et de notre objectif : reconquérir notre place au sommet de l'endurance. »
« C’est exactement le cap que nous nous étions fixés », a renchéri Dan Sayers, responsable du programme Hypercar FIA WEC chez Ford Racing, en évoquant ce premier roulage prolongé depuis le premier démarrage du moteur V8 de 5,4 litres issu du bloc Coyote, survenu début juillet chez le partenaire châssis ORECA. « Tout ce que nous avons fait en amont, le travail au banc à Dearborn, le démarrage en France, les innombrables heures dans le simulateur, visait à garantir que nous soyons prêts à tourner dès l'entrée en piste. La route est encore longue jusqu'au premier trimestre 2027, mais ces deux dernières semaines ont donné beaucoup de confiance à l'équipe et posé des bases solides pour la suite. »

Le prototype a couvert plus de 1 000 kilomètres au Castellet entre les mains des pilotes Logan Sargeant, Matt Campbell, Tom Blomqvist et Mike Rockenfeller. Le duo britannique composé de Sebastian Priaulx et Nick Yelloly était également présent pour recueillir des données et préparer les prochaines étapes du programme d'essais.
« Lancer un nouveau programme prend toujours du temps », a reconnu Sargeant, qui évolue actuellement sous les couleurs de l'écurie cliente Proton Competition en catégorie LMGT3 du FIA WEC. « Il faut comprendre comment s'assemblent toutes les pièces, et nous y travaillons encore. Cela dit, nous avons vraiment démarré sur les chapeaux de roue, et pouvoir entamer les essais à un tel niveau est à mettre au crédit de l'équipe. Des heures de travail ont déjà été consacrées à ce projet, notamment un temps considérable dans le simulateur, ce qui nous a donné une belle avance. Désormais, il s'agit de s'assurer que tout s'articule parfaitement : c'est notre prochaine étape. Nous pouvons honnêtement dire que nous avons commencé de la meilleure des manières. »

« J’ai assisté à l'ensemble des essais et, de mon côté, tout s'est déroulé de manière très fluide », a ajouté Campbell. « J’ai vu des fans s'enthousiasmer en ligne pour la sonorité de l'auto, mais depuis le cockpit, c'est encore une autre dimension : c'est carrément assourdissant ! Je suis vraiment enthousiaste pour la suite de l'aventure avec cette voiture. Nous savons que le chemin sera long, mais ce début est très encourageant. Je suis le pilote qui a accumulé le plus de temps de piste et, en dehors de quelques légers soucis de jeunesse tout à fait prévisibles lors du lancement d'un nouveau projet, tout s'est bien passé. À partir de maintenant, le rythme va s'accélérer : je rentre aux États-Unis pour trois jours de simulateur avant de revenir en Europe pour la prochaine session d'essais. »
De fait, le circuit Paul Ricard a donné le coup d'envoi d'un programme de développement intensif qui s'étendra sur trois continents au cours des prochains mois. Il débutera par trois jours en simulateur en Caroline du Nord, suivis d'une séance d'essais à Portimão, au Portugal, début septembre.
Suivront d'autres sessions sur des circuits européens majeurs, Silverstone, Monza, Imola et MotorLand Aragón, avant que les opérations ne se déplacent aux États-Unis en fin d'année, avec des essais prévus sur le Circuit des Amériques (COTA) ainsi qu'à Sebring.
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