TotalEnergies 6 Heures de Spa-Francorchamps
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Toyota Racing remporte les 6 Heures d’Imola pour sa 100e course en FIA WEC

La Toyota Racing TR010 HYBRID n°8 a remporté la manche inaugurale du FIA WEC, les 6 Heures d’Imola, pour marquer de la plus belle des manières un centenaire de courses en Championnat du Monde d’Endurance de la FIA. La Ferrari n°51 et la Toyota n°7 complètent le podium.

Toyota Racing remporte les 6 Heures d’Imola pour sa 100e course en FIA WEC
19/04/2026

Devant une foule record de 92 175 spectateurs sur l’Autodromo Internazionale Enzo e Dino Ferrari, Toyota Racing a joué les trouble-fêtes pour le retour de Ferrari, en tant que Champions du Monde, sur ses terres d’Émilie-Romagne. Le constructeur japonais a remporté la manche inaugurale, les 6 Heures d’Imola, grâce à la TR010 HYBRID n°8, confiée à Brendon Hartley, Ryo Hirakawa et Sébastien Buemi.

L’équipage marquait de son empreinte la 100e course de Toyota dans la catégorie reine du FIA WEC, et offrait au constructeur japonais une deuxième victoire consécutive, après l’édition 2025 des Bapco Energies 8 Heures de Bahreïn.

Après que Kimi Antonelli, leader du Championnat du Monde de Formule 1, a libéré les 35 participants, le premier tour se déroulait sans encombre à Imola. Chaussé de pneus tendres, Miguel Molina réussissait parfaitement son départ avec la Ferrari AF Corse 499P n°50 pour déposséder, avant Tamburello, Brendon Hartley et la Toyota n°8 de la deuxième place.

Parti de la pole position grâce à son coéquipier Antonio Giovinazzi, James Calado imposait un rythme soutenu en tête et repoussait la 499P sœur n°50 d’une poignée de secondes. Dans le peloton Hypercar, la lutte pour les positions d’honneur - si difficile sur un circuit aussi étroit qu’Imola - faisait rage. Au volant de la Cadillac Hertz Team JOTA V-Series. R n°12, Will Stevens étalait toute son expertise de la maîtrise du trafic pour grimper au 4e rang. 

À l’issue du premier relais, un quintet de tête se détachait assez largement avec les Ferrari AF Corse aux commandes, suivies de la Toyota n°8, de la Cadillac n°12 et de l’Alpine A424 n°35. L’Hypercar française à la livrée tricolore possédait alors un matelas de 12 secondes d’avance sur la Peugeot TotalEnergies 9X8 n°94.

Au jeu des premiers arrêts aux stands, la Toyota n°8 se décalait en stratégie et dépassait la Ferrari n°50, à la faveur d’un ravitaillement plus court, le constructeur japonais ayant opté pour un triple relais d’entrée. L’avance des leaders se réduisait comme peau de chagrin suite à l’intervention de la Safety Car, rendue nécessaire en raison de l’évacuation de la Lexus RC F Akkodis ASP n°87.

Cadillac Hertz Team JOTA mettait à profit la neutralisation pour équiper Stevens et la n°12 de gommes neuves. Grâce à son avantage pneumatique, le Britannique dépassait la Ferrari n°50 avant Tamburello pour grimper sur le podium provisoire. La deuxième salve d’arrêts aux stands voyait la Toyota n°8, désormais confiée à Ryo Hirakawa, prendre les commandes après s’être arrêtée deux tours avant la Ferrari n°51 de tête.

La hiérarchie de la catégorie Hypercar était ensuite chamboulée par la sortie de la Safety Car, Nick Cassidy ayant perdu le contrôle de sa Peugeot n°93, munie de pneus froids, à la sortie des stands. Les voitures de tête en profitaient pour repasser aux stands. Derrière la Safety Car, Stevens menait le peloton, mais le Britannique, à l’instar de la Ferrari n°50 de Nicklas Nielsen, devait purger un drive-through pour non-respect des drapeaux jaunes !

Avec une 499P désormais largement hors course pour la victoire à domicile, tous les espoirs de Ferrari reposaient sur la n°51 d’Alessandro Pier Guidi. Le Champion du Monde italien se mettait en chasse derrière Ryo Hirakawa, à qui la pole position avait échappé pour seulement 11 millièmes de seconde la veille.

Au cap de la mi-course, la Toyota n°8 tenait en respect la Ferrari n°51, mais moins d’une seconde séparait les deux voitures de tête ! Pour son retour en FIA WEC, António Félix da Costa pointait en troisième position avec l’Alpine n°35, mais le Brésilien se retrouvait sous la menace de la Toyota n°7 de Nyck de Vries. Le top 5 provisoire était complété par la BMW M Hybrid V8 Team WRT n°15 de Kevin Magnussen.

Ferrari tentait l’undercut pour récupérer les commandes, mais c’est au contraire Ryo Hirakawa qui augmentait son avance sur Alessandro Pier Guidi, confirmant l’excellent potentiel de la TR010 HYBRID et l’expertise, tant en exécution qu’en stratégie, de Toyota. Grâce à des arrêts aux stands parfaitement optimisés, le constructeur japonais plaçait même ses Hypercars aux deux premières places, la n°7 de Kamui Kobayashi ayant chipé la deuxième place à la Ferrari n°51, désormais confiée au poleman Antonio Giovinazzi.

Cependant, une invitée de dernière minute menaçait de faire basculer l’ordre établi : la pluie ! De fines gouttes venaient s’abattre sur l’Autodromo Internazionale Enzo e Dino Ferrari, mais Toyota conservait la mainmise sur les événements. Giovinazzi se faisait de plus en plus insistant dans les rétroviseurs de Kobayashi, mais le vétéran japonais usait de toute son expérience pour frustrer le Champion du Monde en titre.

La défense acharnée de la Toyota n°7 faisait les affaires du leader, Sébastien Buemi. À une heure de l’arrivée, le Suisse comptait près de 9 secondes d’avance avec la Toyota n°8. Profitant d’un changement pneumatique sur la n°7, la n°51 récupérait le gain de la deuxième place à la faveur des arrêts aux stands.

Mais l’avance de Buemi était trop importante pour espérer une deuxième victoire à domicile pour le Cheval Cabré. Au terme de 213 tours, le Suisse s’imposait avec une confortable marge de 13’’352 d’avance sur la n°51 de Giovinazzi. La n°7 complétait le podium des 6 Heures d’Imola. L’Alpine n°35 et la BMW n°20 se classaient respectivement 4e et 5e. 

Pour ses débuts en Hypercar, Genesis Magma Racing a montré un potentiel très prometteur. La meilleure des deux GMR-001, la n°17, termine 15e après une course traversée sans souci majeur.

 BMW Team WRT s’impose au finish

La BMW M4 Team WRT n°69 a remporté les 6 Heures d’Imola dans la catégorie LMGT3. L’équipe belge a profité d’une panne du leader dans la dernière heure de course pour signer sa première victoire en FIA WEC depuis deux ans.

Partie de la 4e place sur la grille de départ, la BMW M4 Team WRT n°69 a profité des soucis de fiabilité subis par les trois voitures ayant démarré devant elle - les Lexus RC F Akkodis ASP et la McLaren 720S Garage 59 n°10 - pour offrir à l’attelage germano-belge sa première victoire en catégorie LMGT3 depuis l’édition 2024 de la manche transalpine du FIA WEC.

Au départ, Antares Au résistait à la pression imposée par Tom Van Rompuy pour garder sa McLaren n°10 en tête devant la Lexus n°78. Le Belge cédait ensuite sa deuxième place à la BMW n°69 d’Anthony McIntosh. Le podium provisoire était ensuite complété par la Ford Mustang Proton Competition n°88 de l’étonnant Stefano Gattuso. Devant son public, l’Italien gagnait six places lors de son premier relais !

La course virait ensuite au cauchemar pour les Lexus. La n°78 de Tom Van Rompuy rentrait dans son garage suite à un problème lié au carburant, tandis que la n°87 de Petru Umbrărescu s’arrêtait net après Acque Minerali, ce qui provoquait la neutralisation de la course sous régime de Safety Car. Les malheurs de l’équipe française profitaient à Gattuso, nouveau leader de la catégorie LMGT3 à partir de la deuxième heure de course.

Au terme d’une bataille homérique, l’Italien cédait les commandes à McIntosh, qui trouvait l’ouverture avec la BMW n°69 dans l’enchaînement de Rivazza. La catégorie LMGT3 devenait toujours plus indécise au gré des différents arrêts aux stands. La McLaren n°10, partie de la pole position, reprenait les commandes aux mains de Marvin Kirchhöfer.

À la mi-course, l’Allemand comptait 3 secondes d’avance sur la BMW n°69 du pilote canadien Parker Thompson. La troisième marche du podium était provisoirement occupée par la Corvette Z06 TF Sport n°33 de Jonny Edgar. Dans la quatrième des 6 Heures d’Imola, c’est le Britannique qui se retrouvait en tête, pourchassé par son compatriote Thomas Fleming, auteur de la pole position la veille avec la McLaren n°10. Ce dernier reprenait le haut du classement après un duel acharné conclu au freinage avant Tamburello. 

Fleming construisait ensuite sa course de main de maître, se constituant un confortable matelas d’avance sur son compatriote Daniel Harper et la BMW n°69. Mais la course allait virer au désastre pour la McLaren 720S n°10, au ralenti avec Marvin Kirchhöfer à son volant à seulement 35 minutes du drapeau à damier. 

Les malheurs de Garage 59 profitaient à Team WRT et à la BMW n°69. Le Britannique Daniel Harper coupait finalement la ligne d’arrivée avec seulement 265 millièmes d’avance sur la Corvette n°33 de Nicky Catsburg, revenue du diable vauvert. Avec la Porsche 911 The Bend Manthey n°92 en troisième place, trois constructeurs différents trustaient le podium de la manche inaugurale du FIA WEC dans la catégorie LMGT3.

Les résultats complets de la course.

La 2e manche du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA (FIA WEC) se déroulera en Belgique, à l’occasion des TotalEnergies 6 Heures de Spa-Francorchamps, du 7 au 9 mai 2026.

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Ecrit par
Oriane Launay
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